Légende urbaine

Connaissez-vous l’histoire de la vieille maison?

C’était une maison blanche en bois qu’on avait peur de voir s’écrouler d’une seconde à l’autre. C’était une vieille maison, vieille et délabrée dans laquelle on avait peur de s’aventurer.

Selon tous les papiers officiels, cette maison n’appartenait à personne et était encore moins habitée.

Cette maison, elle était construite à côté d’un centre sportif, dans ce centre sportif, l’été, il y avait un camp de jour.

L’homme qui a vécu cette histoire était justement animateur dans ce camp. Un beau matin, alors qu’il arrivait pour travailler, une grande ribambelle de couteaux l’attendait sur la pelouse devant la maison, des immenses couteaux de boucher, tous de la même marque, certains même ensanglantés. Vite, il devait tous les récupérer avant que les campeurs ne pointent leur nez ici. Qui sait comment réagiraient les parents? Il ramassa donc tous les couteaux et la journée se passa normalement.

Le lendemain, notre cher animateur n’était pas de service l’avant-midi. Quand il arriva pour terminer la journée, un chat mort, poignardé, avec un couteau de la même marque que ceux de la journée précédente, se trouvait dans l’entrée de la maison. Personne n’avait cru bon de le ramasser et ce n’est pas lui qui le fit, trop dégouté par ce spectacle.

Le jour d’après, quand il revint au centre, la scène qui l’attendait était encore plus inquiétante qu’elle ne l’avait été les deux jours précédents. Le chat mort de l’autre jour avait été déposé dans une auto stationnée entre la maison et le bâtiment du camp. Cette auto avait été cabossée, ses vitres brisées, elle avait été peinte en rouge sang. Sur le pare-brise, seule fenêtre qui n’avait pas été éclatée, il était écrit ‘’à mort’’. L’animateur ne pouvait absolument rien faire pour cacher l’auto, sinon porter plainte à la ville, c’est ce qu’il fit. Cette histoire commençait sérieusement à l’apeurer et il fallait que ça cesse. Cette journée-là, leur groupe de campeurs s’était réduit de moitié : les parents ne leur faisaient plus confiance pour garder leurs enfants.

Le lendemain, toute la pelouse devant la maison était baignée dans le sang, d’autres couteaux avaient été retrouvés et, comme si ce n’était pas assez, il y avait des éclats de verre partout dans les alentours de la maison. L’animateur porta de nouveau plainte à la ville. La journée passa ensuite dans une atmosphère lourde et désagréable, le groupe de camp de jour était presque réduit à néant.

Pendant cette journée, la ville décréta que, le lendemain, la maison serait détruite après sa fouille intégrale.

Quand les équipes de fouille et de démolition arrivèrent le lendemain, la maison avait été entièrement brulée et on ne pouvait retrouver que des cendres… et du sang.

On n’a jamais su ce qui s’était passé dans cette maison pendant ces cinq nuits et on ne le saura jamais.

Fin  

Par: Rédactrice de l’Avis

9 réflexions au sujet de « Légende urbaine »

  1. Je le trouve très bon certe mais pourquoi tant de sang je ne te critique pas sur ce choix mais je veux simplement savoir pourquoi comme ça je pourrais mieux comprendre l’histoire ou sinon que tu me dit que c’est le but rechercher. Et je ne te juge pas sur ça j’ai un imaginaire assez morbide donc. Mais sinon très bien écrit

    1. Je te remercie d’abord pour ton commentaire: ça me fait très plaisir.
      Sinon, pour le sang, mon but était de démontrer qu’il se passait des choses étranges et pas nécessairement légale durant la nuit autour de cette maison, même si j’aurais probablement dû trouver un autre moyen de le démontrer.
      Cette critique me sera très utile, merci:).

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